De l'Institut Industriel d'Algérie à l'École Nationale Polytechnique : un siècle de formation d'ingénieurs au service du pays.

De l'Institut Industriel d'Algérie à l'École Nationale Polytechnique : un siècle de formation d'ingénieurs au service du pays.

Mémoire
Les jalons de l'École, de 1925 à aujourd'hui — parcourez la frise.
1925 — 2025 · 100 ANS
Cent ans d'excellence polytechnique et lancement officiel de la plateforme cognitive ENP 4.0.
1925 — 1962
Créé en 1925 sous le nom d'Institut Industriel d'Algérie et ouvert en octobre 1926, l'établissement forme d'abord des techniciens supérieurs pour les grands services publics et les entreprises industrielles. Fermé en 1942 par la guerre, rouvert en 1945, il élève le niveau des études jusqu'à la création, en 1950, du diplôme d'ingénieur des Travaux publics et du Bâtiment — l'Institut devient l'École Nationale d'Ingénieurs des Travaux Publics et du Bâtiment. L'électrotechnique et l'électronique s'ajoutent en 1955, et en 1958 l'établissement devient l'École Nationale d'Ingénieurs d'Alger, avec cinq spécialités : travaux publics, bâtiment, électrotechnique, électronique et mécanique.

1962 — 1983
En novembre 1962, le retour de six professeurs et l'arrivée de quatre nouveaux enseignants permettent d'accueillir 71 élèves-ingénieurs. Vingt-quatre d'entre eux, venus des universités à l'appel du ministre de l'Éducation nationale, interrompent des licences parfois bien avancées pour former la première promotion d'ingénieurs de l'ENP.
Ils ont donné l'exemple du dévouement, par leur participation au développement économique du pays.
Les effectifs passent de 147 étudiants en 1963 à 556 en 1973. Dès octobre 1963, l'École bénéficie de l'appui de l'UNESCO et du PNUD : vingt-neuf experts internationaux participent jusqu'en 1971 à la mise en place des structures, et des bourses forment à l'étranger les enseignants de la relève — assurée dès 1978. Des experts de Grande-Bretagne, de Suisse, de Pologne, de Roumanie, de Syrie, du Canada, d'Allemagne, d'URSS, de Bulgarie, de France, de Belgique, d'Inde ou du Vietnam y enseignent ; l'École forme aussi des ingénieurs venus d'Afrique et du Moyen-Orient. Rattachée à l'Université d'Alger puis à l'USTHB, elle acquiert son autonomie en 1983.

1983 — 2008
Les liens avec l'industrie sont anciens : avant les années 1970, l'élève-ingénieur pouvait bénéficier de stages annuels, d'un présalaire et d'un recrutement garanti. À partir des années 1980, la recherche post-graduée prend son essor ; en 1995, des conventions-cadres sont signées avec une trentaine d'entreprises, avec l'appui de l'association des diplômés (ADEP). Sonatrach, Sonelgaz, Naftal, Air Algérie, Saidal et bien d'autres accompagnent projets de fin d'études, magisters et doctorats — quelque 600 magisters et 163 doctorats formés depuis 1995. À l'international, l'École collabore avec l'INRIA, participe aux projets euro-méditerranéens ESIMEAU et WADI, rejoint le Réseau Méditerranéen des Écoles d'Ingénieurs (RMEI), le programme « Ambassador School » de Schlumberger, puis l'AUF en 2008 — année de la réforme des enseignements et du lancement du campus virtuel.
Aujourd'hui
La formation commence par deux années de tronc commun technologique, avant l'orientation, par ordre de mérite, vers les départements de spécialité. Cent ans après la grille de l'Institut Industriel, l'École reste ce qu'elle n'a jamais cessé d'être : le premier vivier d'ingénieurs du pays.
